© 2004
Interview de Klaus FRANZ, président-élu du CEE de General Motors

FotoFotoQuestion : Lors de la restructuration actuelle, un comité d’entreprise européen peut être très vite mis sous pression. Comment s’est effectué la coopération au sein du CEE chez General Motors ?

Franz : Nous avons des principes fermes au sein du CEE à savoir : franchise, honnêteté et transparence, une communication convaincante et authentique. Ces principes doivent être absolument maintenus, pour trouver plus facilement les chevauchements culturels communs. Cela crée un climat de confiance entre les membres du CEE mais signifie également un travail laborieux et nécessite une coopération continue de cinq à huit ans. En outre le processus de restructuration a été accompagnée par un groupe de surveillance de la Fédération Européenne des Métallurgistes (FEM). Ceci est une nouveauté absolue et a fondamentalement amélioré la coopération.

Question : Quel rôle y a joué le modèle allemand de cogestion ?

Franz : Le modèle allemand de cogestion offre essentiellement l’avantage d'informer le CEE. Vers la fin des années 90, nous avons commis l’erreur d’assommer les représentants des autres pays avec cela. Les informations sont maintenant mieux réparties et utilisées. Mais notre valeur de référence reste pour nous la qualité de l’information au sein du conseil de surveillance.

Question : Le CEE de General Motors est-il un cas de jurisprudence pour le droit de cogestion du CEE ?

Franz : Depuis 2000 il y a chez Opel un « Negotiation Body », c’est-à-dire un groupe de négociation. Nous avons pour la première fois crée une véritable relation européenne avec la convention de restructuration d’alors. C'est une question de la qualité de participation. Si l’on observe la Société Européenne (SE), alors Opel peut en être un exemple. Le système du conseil d’administration ainsi que le prévoit la SE en sus de la possibilité de dualité, serait dans un premier temps moins avantageux que la variante allemande. Un élément décisif est l’importance des droits octroyés concernant des opérations pour lesquelles il est obligatoire l'approbation des administrateurs. Mais si des décisions sont tenus à l'approbation, alors on peut en être satisfait.

Question : Quels conseils donneriez-vous à d’autres CEE dans le cadre de négociations de restructuration ?

Franz : Nous avons besoin de plus de professionnalisme dans les structures de la représentation. Des compétences spécialisées, sociales et économiques sont exigées. Vient s’y greffer la dimension européenne. Nous avons besoin en général de normes minimales pour l’hygiène et la sécurité, un cadre pour le temps et les conditions de travail en Europe. Les collègues dans les pays d’Europe de l'Est doivent être aidés dans leur travail du CEE. Les coûts de travail ne seront plus alors le point de mire des négociations. Là aussi il est également valable de mener une communication ouverte et sincère, c’est le secret du succès.

Klaus FRANZ est membre de la Fédération allemande de la Métallurgie (IG Metall), président-élu du CEE de General Motors, président-élu du CE de l’usine de Rüsselsheim et président adjoint du conseil de surveillance d'Adam Opel AG.

L’interview a été menée par Kathleen Kollewe le 9 mars 2005.



Top
Diese Seite in deutscher Sprache
This site in english
Accueil
Offre
Équipe
Documents
Liens
Contact